Pays de pingouins
Le changement bouleversant de l’immigration peut s’adoucir avec des relations amicales. Pour Maissaâ Kendoussi, l’accueil et la gentillesse des gens ont rendu son adaptation plus facile.
En juillet 2025, Maissaâ Kendoussi quitte Oran, sa ville natale en Algérie. « Ma mère avait un collègue qui a immigré ici et il lui a parlé du Canada et comment il a fait donc ma mère a dit “pourquoi pas essayer” », explique-t-elle. Ce collègue accueille sa famille dans sa maison en attendant qu’ils trouvent un appartement. « On n'avait pas de lit, donc on devait dormir par terre. »
Avant de venir, Maissaâ imaginait le Canada comme un pays froid avec beaucoup de neige (et elle a certainement raison). « C'était dans mon imagination, genre, il y avait des penguins et tout. Tout le monde disait ça », admet-t-elle, qui n’a jamais vu de flocons. Elle craignait un choc de température, mais elle remarque rapidement que l’été du pays « très froid » est semblable à celui en Algérie.
À Oran, Maissaâ fréquente une école privée en arabe. Il y a douze matières à étudier, comme les sciences et les mathématiques, puis deux heures de sport par semaine. Une grande différence entre les écoles est l'utilisation de la technologie. En fait, dans son école, ils font tout sur papier. « On avait des cahiers de 200 pages pour écrire et à la fin de l'année la moitié était remplie », se rappelle-t-elle. Très choquée quand elle a reçu son Chromebook, malgré son jeune âge, Maissaâ a fait preuve d’un grand courage. Même dans une atmosphère complètement différente, elle s’adapte avec le temps. Elle a pu transformer l'inquiétude et la tristesse en espoir et ouverture d’esprit, une qualité importante dans une société remplie de changements.
Auparavant, elle croyait que les Canadiens étaient aussi froids que leurs pays. « On se disait que les gens en Amérique et au Canada étaient un peu méchants, ils n'aiment pas parler à n'importe qui, c'était un préjugé », avoue-t-elle. Pourtant, dès ses premières semaines à l’école secondaire publique De La Salle, elle est heureusement surprise. « Il y a des élèves qui étaient hyper gentils avec moi, j’ai fait des amis hyper rapidement. J’ai aussi trouvé plein de gens de mon pays. » Ceci était un bon rappel de l’Algérie, où l’hospitalité des gens est très remarquable. « Tu pouvais passer la nuit chez des gens, il te disaient oui », se rappelle-t-elle, un sourire au visage. Alors, pourquoi aller dans cette école spécifique? Maissaâ souligne son amour pour le cinéma et elle remarque qu’elle est à l’aise en français. L’école francophone De La Salle, connue pour son programme artistique, est parfaite. Le départ n’a quand même pas été facile. Elle ne voulait pas quitter sa famille et ses amis. Malgré cette tristesse, elle était curieuse de découvrir un mode de vie différent et des nouvelles personnes.
L'expérience de Maissaâ Kendoussi montre que l’immigration ne se résume pas à un changement de pays, mais à une transformation personnelle, telle qu’une adaptation lisse. En découvrant un Canada plus accueillant qu’elle ne l'avait imaginé, elle apprend que la gentillesse n’a pas de frontières. Elle recommande d'être sociable et de faire des amis, car ils aident plus qu’on le pense. Sans amitié, on ne fait que déménager d’un endroit à l'autre, mais avec, on fait des souvenirs, on tisse des liens et on marque sa place avec chaque sourire partagé. Aujourd'hui, Maissaâ poursuit sa passion pour le cinéma et souhaite raconter, à travers ses œuvres, son parcours pour aider les jeunes comme elle avec d’autres conseils en rapport avec l'importance de l’amitié.
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